DNB 2026 – Épreuve de français en contexte de canicule : des consignes tardives et une faille organisationnelle préoccupante

Les préconisations transmises la veille de l’épreuve illustrent une fois de plus l’absence d’anticipation face à un risque désormais récurrent et prévisible. Les vagues de chaleur en période d’examens ne sont plus des événements exceptionnels : elles appellent un protocole cadré, préparé en amont, et non des ajustements de dernière minute qui placent les chefs d’établissement en première ligne.

Sur le fond, une disposition nous interpelle particulièrement : la pause préconisée entre la partie grammaire et la dictée. Rappelons que ces deux parties constituent un tout indissociable de l’épreuve de français. Introduire une coupure à cet endroit est tout simplement incohérent (les candidats composant sur la même copie pourraient se communiquer des réponses durant cette pause). On est en droit de se demander si Monsieur le ministre et ses conseillers ont une connaissance réelle de ce qui se passe dans nos établissements.

Action & Démocratie/CFE-CGC appelle donc les chefs de centre à ne pas appliquer cette préconisation.

N’hésitez pas à relayer cet appel et nous tenir informés. Nous saisissons le cabinet de notre côté dès maintenant.

Ajoutons que la situation des candidats bénéficiant d’un temps supplémentaire, souvent porteurs de handicap, est particulièrement préoccupante. Les contraindre à composer jusqu’à 13h30 en pleine canicule est proprement inadmissible. Ces élèves, déjà fragilisés, méritent mieux que d’être les grands oubliés d’une organisation pensée dans l’urgence.

Plus largement, nous demandons qu’un protocole « examens en conditions de canicule » soit élaboré pour les prochaines sessions, en concertation avec les organisations syndicales, afin que nos personnels ne soient plus contraints de gérer dans l’urgence ce qui peut et doit être anticipé.

Courrier au ministre du 25 juin 2026